Les Enfants véritables, Thibaut Bérard
Les éditions de l’Observatoire

Voici le deuxième roman de Thibault Bérard qui nous avait déjà bouleversées avec « Il est juste que les forts soient frappés ». Sans être à proprement parlé une suite, c’est un autre morceau de l’histoire de Théo et Cléo que l’on découvre : le récit alterne entre leur vie « après » la mort de Sarah (la femme de Théo emportée prématurément par un cancer), le quotidien de cette famille « recomposée » et l’enfance de Cléo qui a eu sa part de douleur aussi mais qui continue d’avancer sur le chemin de la vie. C’est une fois encore un roman lumineux, d’une extrême justesse qui questionne le lien maternel, l’amour incommensurable que l’on porte à ses enfants, la construction d’un couple, la recomposition d’une famille, la place que chacun y trouve… Comme dans « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda, on freine des quatre fers pour cheminer encore un peu avec ces personnages qui nous apprennent, nous renvoient à nos propres inquiétudes, à nos peurs, nos joies… C’est beau, c’est fort, c’est bouleversant ! Merci M. Bérard !

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