La patience de l’immortelle, Michèle Pedinelli
Editions de l’Aube – L’Aube noir

Un gros coup de cœur pour cette romancière italo-corse qui nous entraîne dans la Corse, la vraie, âpre et contrastée, dans cette nature sauvage menacée par la spéculation et la maladie.

Ghjulia Bocanerra, détective privée, est partie depuis longtemps sur le continent. A la demande de Joseph Santucci, son ancien compagnon, elle revient en Corse pour enquêter sur la mort de Letizia Paoli, jeune journaliste mais également la nièce de Joseph. En tant que commissaire de la PJ de Nice, il ne peut ingérer dans l’enquête et pense, à juste titre qu’il sera plus facile à une corse d’origine  d’aborder les insulaires et d’obtenir des informations.

L’auteure nous raconte ses racines, sa terre, avec rudesse et émotion. Elle analyse avec finesse le problème de l’insularité et profite du roman pour égratigner ceux qui polluent l’image de la Corse ou ceux qui en  donnent une image parcellaire tel  Prosper Mérimée qui, nous dit-elle, n’y a jamais mis les pieds.

On s’attache à cette Djulia « Diou », drôle et entêtée, sensible et lucide et la fin de ce roman (que je ne vous dévoilerai pas) est à la fois fine et originale.  Appâtée par ce roman, je me suis plongée dans le deuxième « Après les chiens » avec délectation.  Celui-ci se situe à Nice où réside la romancière et il y est question d’immigration… Mais je ne vous en dis pas plus, si vous aimez les polars engagés, les bonnes intrigues, les analyses psychologiques fines, n’hésitez pas !!!  Moi je vais lire le premier pour mieux comprendre cette Diou….

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