La Pâqueline ou Les mémoires d’une mère monstrueuse, Isabelle Duquesnoy
Editions de La Martinière

Qui est cette Pâqueline, réfugiée chez son fils après l’incendie de sa maison ? Le dit-fils, embaumeur de son état  est absent, en prison après avoir abusé d’une morte ! La mère n’est pas en reste, dépouillant sans vergogne, voleuse, menteuse, nécrophile.  Mère dénaturée, elle va raconter lui raconter sa vie en l’écrivant sur les murs de l’appartement qu’elle dépouille sans vergogne. Chaque pièce nous dévoile un pan de cette vie terrible. Avec un talent infini, Isabelle Duquesnoy nous embarque dans ce roman historique, mélange d’Alexandre Dumas et de Suskind, alternant le passé et le présent de cette monstruosité faite femme. On a souvent le cœur au bord des lèvres en lisant les descriptions des pratiques de l’embaumeur (et de sa mère) mais également en découvrant les raisons qui amènent  une petite fille à devenir  une véritable sorcière. En même temps on ne peut s’empêcher d’éprouver de la compassion pour ce destin saccagé. Depuis Jean Teulé, je n’avais pas eu le choc de plonger dans la vie quotidienne du passé. Peu d’évolution entre le 15ème de Je, François Villon et le le 18ème  de La pâqueline….  Les mêmes comportements barbares envers les femmes, les enfants, les pauvres, les prostituées. Quelle misère !
Un très gros coup de cœur !
Claire

Leave a Reply