Balèze, Kieze Layton, Les Escales

Balèze comme la relation avec sa mère, violente, qui pense que seule l’éducation va sauver son fils du racisme. Une mère en souffrance, universitaire brillante, victime elle-même de la discrimination raciale, sociale, salariale. Balèze comme ces mêmes violences raciales, qui distillent la peur chez l’homme noir. Balèze comme son corps qu’il remplit de nourriture pour apaiser sa souffrance, pour le priver ensuite à l’extrême, passant de 140 kg à 72 pour 1,85 m, comme pour le punir. Balèze comme l’écriture de Kieze Layton dans cette autobiographie déchirante. Une magnifique analyse de la négritude, de la société américaine par une introspection sans concession, une sincérité qui nous prend aux tripes. Balèze assurément !!!!!

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