Rouge, blanc, bleu, Léa Carpenter

Roman d’espionnage ? Récit psychologique ? Livre de l’intime et de l’analyse ? Un peu tout cela. L’action laisse ici la place à une réflexion profonde et documentée sur le fonctionnement de la CIA et ses rapports avec ceux qui la servent.
Noël, le père d’Anna, fut l’un d’eux jusqu’à son décès accidentel dans les Alpes, la veille du mariage d’Anna. La découverte de vidéos, la rencontre avec un ancien proche de Noël puis les enquêtes de sécurité liées à l’ascension politique de son mari vont peu à peu dévoiler à Anna le passé caché de son père, relais d’une source majeure de l’Agence en Chine. Méthodes de recrutement, mise en condition, utilisation permanente du polygraphe, traitement des informateurs et surtout, fragilité et instabilité du statut d’agent : on est loin de James Bond !… de très courts paragraphes se succèdent dans l’évocation des divers épisodes de la vie de cet homme et de sa fille qui le raconte. Tout en finesse.

 

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